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18 juin 2011

Ophrys mouche (Ophrys insectifera)

Il m’a toujours semblé beaucoup plus difficile de photographier les végétaux que les animaux, insectes compris, sans doute en raison de la distance qui nous sépare dans l’arbre de l’évolution. Même si les plantes font partie de notre quotidien, la divergence de nos structures anatomiques, de nos métabolismes, de nos modes de communication rend illusoire toute volonté de saisir une expression ou un regard ; il semble dès lors n’y avoir pas de « portrait » possible, l’alternative se limitant à l’illustration botanique, scientifiquement descriptive, ou à l’abstraction pure.

Certaines orchidées pourtant ont tendu une fragile passerelle au-dessus du gouffre interrègne, en imitant les codes visuels et olfactifs des insectes qui interviennent dans leur processus de reproduction – il est d’ailleurs amusant de constater que cette caractéristique a souvent contribué à forger leurs noms. Cet effort qui ne nous est pas directement destiné ouvre un espoir pour le photographe de saisir l’illusion d’un regard, un soupçon d’anthropomorphisme, si le spectateur se donne la peine lui aussi de laisser vagabonder son imagination.

De ce premier lien, pourquoi ne pas continuer et chercher ce que d’autres structures végétales peuvent exprimer, ou plus modestement explorer l’interprétation que nos cellules animales peuvent faire de ces messages étrangers ?




Photo # 534 • 18 juin 2011 • Portraits végétauxOphrys mouche (Ophrys insectifera)